J'ai donné la semaine dernière un intervieuw destinné aux proféssionnels de la santé peut -être celà vous aidera aussi c'est pourquoi je décide de le mettre en ligne:
Le combat d'une vie
Tout le monde connaît la comédienne Isabelle Caro, égérie de la campagne publicitaire « No anorexia » d'Olivier Toscani pour la marque Nolita en 2007. À 26 ans, cette passionnée de théâtre manifeste, plus que jamais, une fantastique envie de vivre.
Comment votre anorexie a-t-elle débuté ?
Mon livre, La petite fille qui ne voulait pas grossir*, explique un peu comment je suis « tombée » dedans. Ma mère ne voulait pas que je grandisse. Quand j'ai vu mon corps changer à l'adolescence, j'ai voulu arrêter ma croissance. La seule solution que j'ai trouvée a été d'arrêter de manger. Je me savais anorexique, parce que ma tante (décédéé depuis) l'avait évoqué, mais je ne me voyais pas malade. Je me pensais immortelle. Même hospitalisée, même à un poids de 25 kg, je ne me rendais pas compte que je pouvais mourir.
Pourquoi avoir participé à la campagne d'affichage italienne ?
Je voulais montrer ce que l'on ne nous montre jamais. Les photos de mode donne l'impression que l'on peut être très maigre en étant belle, avec de longs et beaux cheveux, en super forme… c'est impossible ! Les photos sont retouchées. Quand on a le poids d'un mannequin de magazines, on se traîne à la douche. En voulant rester petite fille, on vieillit avant l'âge. Je voulais montrer, à l'état brut, toute l'horreur de l'anorexie. Montrer cette souffrance, cet isolement total.
Face à une anorexique, comment les professionnels de santé devraient-ils -ils agir ?
C'est super important qu'ils nous parlent, mais il y a tout un vocabulaire à éviter ! Dire à une anorexique qu'elle a meilleure mine, qu'elle paraît en forme, ou la féliciter quand elle mange, produit l'inverse de l'effet escompté. On entend : tu as grossi, tu manges trop. Il ne faut pas dire « prendre du poids », mais « prendre des forces », parce que les forces, c'est vital. J'ai toujours eu envie de vivre. Le mot « force » me stimulait, alors que le mot « poids » m'évoquait les formes qui vont avec. Reprendre des forces, c'est motivant parce que ça permet de faire ce que l'on aime. Pour moi, c'était le théâtre, mais aussi la redécouverte de la nature.
Quels sont vos projets ?
Je prépare deux pièces, au théâtre du Gymnase, à Paris.je suis aussi sur la création aussi d'une association pour les personnes qui souffrent de troubles de comportement alimentaire. Je ne suis pas une spécialiste. Je ne suis que victime de la maladie. Aussi je recherche, pour m'entourer, des professionnels de santé spécialisés : médecins, infirmières et diététiciennes. Et j'ai du mal à en trouver !
Pour aider Isabelle Caro à créer son association :
carois@wanadoo.fr
* Flammarion, mai 2008
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